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Adama Dicko, le musicien burkinabè qui veut faire découvrir sa culture en Autriche

Le Burkina Faso était à l’honneur samedi 1er juillet à Saint Wolfgang en Autriche. Le festival « Jamtam », (la paix), en langue fulfuldé du musicien burkinabè Adama Dicko s’est tenu toute la journée. Ce festival à ciel ouvert dans cette ville de l’Autriche a, pour vocation, de faire la promotion de la culture burkinabè et africaine.
Il a rassemblé pour cette troisième édition (ndlr début : février 2015), au moins 1000 personnes, selon l’organisateur. « Nous organisons ce festival depuis 3 ans pour promouvoir la culture burkinabè et africaine en général. Nous sommes installés ici depuis quelques années et c’est notre façon à nous de contribuer à l’expansion de notre culture » a dit à Radio Oméga, Amadou Dicko.
« Nous voulons donner une autre image de l’Afrique à l’extérieur. L’Afrique, ce ne sont pas des guerres, de la misère, de la famine… mais c’est aussi la diversité culturelle », a jouté le musicien burkinabè, auteur de l’album « Jamjam ».
Des musiciens burkinabè tels Diarra Family (Bobo-Dioulasso), Adama Dicko lui-même avec son groupe le Séno Blues et des groupes autrichiens comme Djoutala Seydi mit Domadoma-maske, Sem Vergonha, Jazz Stand Art, Hohtraxlecker sprungschanzenmusi et bien d’autres étaient sur scène.
Adama Dicko est un musicien burkinabè. Il possède un album de 11 titres dénommé « jam jam », « doucement » en fulfuldé. Il était rentré au Burkina Faso à la faveur du festival « Reggae City » en mars dernier de l’activiste Sam’s K Le Jah.
Le musicien avait profité présenter « jam jam » au public burkinabè. Sa musique parle d’égalité, d’injustice et de traitement des minorités; comment les réalités de beaucoup de jeunes sont souvent négligées, sur la vie des femmes et sur la façon dont la politique considère le continent africain.
« Jam jam » enregistré à Ouagadougou est un genre reggae avec un fond blues laissant transparaitre des instruments burkinabè. « L’album est sorti sous la catégorie World music en Autriche. Au Burkina Faso j’espère que je serai compris. Si les burkinabè ne me comprennent pas, je serai très déçu. Ce n’est pas un album qu’on peut jouer dans des Night-Clubs ou dans les maquis. C’est un album de messages » avait expliqué l’artiste lors d’une interview accordée à Radio Oméga.

Lamine TRAORE

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