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« J’ai jugé nécessaire que Bobo Dioulasso ait son événement de mode » (Bazem’Se, styliste)

L’invité de la rédaction est le styliste Sébastien Bazemo dit Bazem’Se, promoteur du festival Bobo Fashion Week qui se tient du 13 au 15 juillet à Bobo Dioulasso. Avec lui, il est question de ce festival qui est à sa première édition et qui a pour vocation de faire la promotion de « Kôkô Donda », un pagne burkinabè bien connu dans l’Ouest du pays.

RADIO OMEGA : Vous êtes le promoteur de « Bobo Fashion Week », parlez-nous de cet événement qui est à sa première édition ?
BAZEM’SE : J’ai trouvé nécessaire que Bobo Dioulasso ait son événement de mode parce qu’on a l’impression que toutes les manifestations se passaient à Ouagadougou. Et c’est logique que « Bobo Fashion Week » se tienne à Bobo Dioulasso parce que j’essaie de promouvoir un tissu aujourd’hui « Kôkô Donda » qui vient de Bobo.

L’événement se tient du 13 au 15 juillet, parlez-nous du programme ?
Oui, le festival a ouvert ses portes depuis jeudi 13 juillet et aujourd’hui samedi 15, c’est l’apothéose avec l’ensemble des stylistes internationaux qui sont déjà sur place. Nous avons aussi des musiciens venus de la Côte d’Ivoire du Mali et bien évidemment du Burkina Faso. Je demande à tous les bobolais de sortir massivement à la Maison de la culture.

Présentez-nous ce pagne « kôkô Donda » dont vous faites la promotion depuis quelques temps ?
Le « Kôkô Donda » était un tissu autrefois marginalisé, à l’époque on disait que c’était le tissu des pauvres. « Kôkô Donda », c’est un peu comme l’histoire du jean. Le jean était destiné aux personnes de moyens revenus et aujourd’hui il est porté par toutes les classes sociales. Le « Kôkô Donda » qui était rejeté par la population aujourd’hui tout le monde se l’arrache. Je pense que c’est une bonne chose surtout pour nos mères du côté de Bobo Dioulasso qui, depuis plusieurs années essaient de valoriser ce tissu pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Le « Kôkô Donda » rivalise aujourd’hui avec le « Faso Danfani », un autre pagne burkinabè, quel est votre sentiment ?
Il ne faut pas voir les choses dans ce sens de rivalité. Je trouve que ce soit le « Kôkô Donda » ou le « Faso Danfani », ce sont des biens, des richesses et des potentialités burkinabè qui doivent tous être valorisés. Sauf que le « Kôkô Donda » n’était pas mis en valeur et c’est ce que j’ai essayé de faire aujourd’hui. Je suis en train de réussir mon coup mais le grand challenge, c’est de pouvoir transporter ce pagne au-delà des frontières du Burkina Faso.

Est-ce que ce pagne est accessible à tout le monde en termes de coût, on trouve que Bazem’Se est cher ?
Le « Kôkô Donda » est accessible à tout le monde. Le Faso Danfani coûte plus cher que le « Kôkô Donda ». Ceux qui trouvent que je suis cher, parce que j’ai juste une marque derrière. Mais cela n’a rien à voir avec le « Kôkô Donda ».

Vous êtes le promoteur de « Folies de Mode » et aujourd’hui « Bobo Fashion Week », comment comptez-vous menez désormais ces deux activités de mode ?
« Bobo Fashion Week » je ne sais pas si ça sera continuel car les sponsors se font rares au Burkina Faso. A l’issue du bilan, nous pourrons concrètement voir si nous allons continuer ou nous arrêter qu’à cette première édition. En ce qui concerne « Folies de Mode », je pense que là il n’y a pas de soucis nous allons tenir cette année la 9e édition à Ouagadougou comme d’habitude.

Entretien réalisé par Lamine Traoré

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