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Le Burkina n’est pas outillé pour faire face aux aliments impropres (officiel)

Le Burkina Faso inondé ces dernières années par des huiles, poulets, boites de conserve et autres aliments avariés ou impropres à la consommation n’est « pas en mesure de répondre à toutes les préoccupations », a reconnu dimanche Alphonse Yakoro, directeur de la coordination technique et du management de la qualité au laboratoire national.

« Nous sommes suffisamment équipés mais pas pour répondre à toutes les préoccupations alimentaires », a reconnu M. Yakoro sur le plateau de l’émission « Dimanche politique » sur Radio Omega. « Notre vocation première au niveau du laboratoire national du Burkina n’est pas l’expertise », a t-il dit. Un aveu d’impuissance dans un climat d’inquiétude des consommateurs qui manquent de repères pour discerner le vrai du faux concernant les aliments industriels et surtout les produits importés. Avec la récente rumeur sur une existence de riz en plastique au Burkina, le directeur du laboratoire national a fait une promesse peu rassurante sur les moyens de l’Etat à protéger les consommateurs.

« Nous ferons des tests pour détecter les molécules de plastiques mais dans les limites de nos capacités », a-t-il dit. Gilbert Hien Somda, Président de la ligue des consommateurs, a, lui, mis en cause un système mafieux qui profite aux commerçants véreux. « Nous avons la preuve qu’on empêche les techniciens de faire convenablement leur travail. Notre pays est plein de commerçants véreux. Ce qui est inquiétant est qu’il n’y a aucun contrôle, aussi bien à l’embarquement qu’à la livraison ». Des accusations qui interpellent les autorités de contrôle, et surtout de la douane qui devrait fournir plus d’effort pour débarrasser le pays de milliers de tonnes de produits avariés et toxiques.

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