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Assemblée nationale : un million de FCFA comme cadeau de Noël pour chaque député

Un million de FCFA pour « acheter la bière à leurs invités pour ces fêtes »! C’est le cadeau de Noël qu’aurait fait le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, à chacun des 127 députés. L’information est révélée par le quotidien Notre Temps dans sa livraison du jour. Une affaire qui n’est pas sans rappeler celle de trois millions FCFA qui avaient été accordés à chaque élu sous l’ère Compaoré et qui leur avait valu une volée de bois vert. Pourtant plus tôt cette année, Salif Diallo a lui même annoncé que le parlement a fait des économies de plus de 400 millions de FCFA sur les salaires de députés revus à la baisse.

Cependant, Notre Temps révèle également qu’en plus du salaire avoisinant le million, les députés ont entre autres 30 000 FCFA par jour de session, sans compter les 230 000 servis mensuellement à chacun pour le carburant. Un petit calcul du journal évalue à 19 160 000 FCFA ce que coûterait par an un élu au Trésor public (salaires et frais de session hormis les sessions extraordinaires). Revenons aux 127 millions qui auraient été distribués, un Père Noël nommé Salif Diallo est-il effectivement passé chez nos parlementaires?

Les premiers intéressés ne veulent pas se prononcer sur le sujet pour l’instant. Les élus joints par Radio Oméga promettent de faire le « compte-rendu après » où renvoient tout simplement « à la direction de la communication de l’Assemblée nationale pour de plus amples informations ». Vous avez dit « mouta-mouta »?

Omegafm

4 Réponses

  1. SANOU

    Il faudrait qu’on ait un peu de bons sens dans ce pays. Nos élus, doivent comprendre qu’on ne peut mener un certain train de vie pendant qu’une partie de la population meurt de faim. Dans un pays comme le nôtre de tels actes ne doivent se poser. Notre système éducatif peine à se développer par manque de moyens, les hôpitaux n’ont que le nom hôpital mais tous savions que nous n’avions pas les ressources nécessaires pour les qualifiés ainsi. Je ne peux terminer ainsi sans évoquer notre cas, nous étudiants vivant à l’extérieur du moins au Maghreb Arabe qui sommes dans une situation où nous connaissons des retards assez croissants de notre « complément de bourse » (3mois le dernier et toujours rien) et quand on appelle pour savoir ce qui ne va pas, on nous fait comprendre que les fonds n’existent pas.

  2. Étudiants affamés

    Et pendant ce temps, les étudiants que vous envoyez à l’extérieur crèvent la dalle parce que la bourse a un retard de paiement de 04 mois.
    Ceux qui n’ont pas de parents pour les soutenir doivent faire quoi ? Mendier? Se prostituer ?

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