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Burkina : fin annoncée de la grève du transport routier

Les responsables syndicaux des chauffeurs routiers du Burkina ont annoncé la fin de leur grève vendredi soir à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’Etat, Roch Kabore au troisième jour d’un mouvement qui a perturbé l’économie nationale et fait planer la psychose de la pénurie de carburant dans le pays.

« Le président nous a dit de reprendre le travail », a indiqué à la presse le secrétaire général de la confédération syndicale burkinabè, Olivier Ouédraogo, soulignant que « nous allons appliquer ce que le président a dit ».

Mais cette décision de lever la grève ne semblait pas faire l’unanimité. Certains chauffeurs se sont dits mécontents de n’avoir pas été consultés avant la levée.
 » Nous ne sommes pas contents, avec nos chefs. Nous avons besoin d’un ministre de la sécurité autre que Simon Compaoré. Nos chefs devaient nous consulter avant d’accepter la demande du président », s’est indigné l’un des chauffeurs après l’annonce de la fin de leur mouvement.

Après plusieurs jours d’arrêt de travail ayant, en partie, paralysé le transport routier du pays, et fait planer une menace de pénurie de carburant dans plusieurs villes, le chef de l’Etat a convié vendredi les responsables syndicaux à Kossyam pour désamorcer la crise.
Vendredi 11 aout, troisième jour de cette grève, des longues files étaient visibles devant des stations d’essence de la capitale Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du pays.
Débutée le 9 août, cette grève a été décrétée en réaction aux propos que le ministre de la sécurité, Simon Compaoré a tenus à Tenkodogo suite à la bastonnade infligée à des chauffeurs routiers par les forces de défense et de sécurité. Il a félicité leurs actions, notamment la bastonnade de plusieurs transporteurs routiers dans cette ville frontalière.

« Vous n’avez rien à vous reproché, ni vous (la police), ni la gendarmerie. Jusqu’à demain, l’autorité de l’Etat va s’affirmer. Vous avez notre soutien. Personne ne sera arrêté parce que vous ne méritez pas d’être arrêtés. Si on doit vous embastiller, c’est moi d’abord et vous ensuite », avait martelé M. Compaoré.
Jeudi le Premier ministre Paul Kaba Thieba avait dit qu’il « regrette » ces propos de son ministre d’Etat.

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