Home > Politique > Cimetière de Dagnoën: quand d’autres morts prennent la place de compagnons de Thomas Sankara

Cimetière de Dagnoën: quand d’autres morts prennent la place de compagnons de Thomas Sankara

Quand finira le débat sur les supposés restes de Thomas Sankara, il faudra trouver un autre lieu pour les enterrer, parce que ce n’est pas évident que cela soit faisable au même endroit. Pour cause, des morts sont en train de faire sienne la formule selon laquelle « la nature a horreur du vide ». Une équipe de Wakat Séra a fait le constat ce jour 19 septembre au cimetière de Dagnoën, un quartier de Ouagadougou, où la tombe est restée vide depuis que les supposés restes ont été exhumés en mars 2015.
A la place de la supposée tombe du Capitaine, il est difficile de dire, avec les hautes herbes qui y ont poussé, si un autre corps y a été enterré. Mais la place des compagnons du père de la Révolution de 1983 a été occupée. D’autres personnes reposent désormais en ces lieux. Et parmi, il y a des tombes fraichement érigées, rien à voir avec les autres dont l’une, par exemple, accueille un décédé du mois d‘avril 1977.
Après l’exhumation des corps, en mai 2015, une première expertise avait été réalisée en France. Mais elle n’avait pas permis de déterminer l’identité des victimes. Des résultats que la famille de Thomas Sankara avait remis en cause, exigeant du juge d’ordonner une contre-expertise. Cette dernière, cette-fois ci, été réalisée en Espagne.
L’enquête sur le meurtre de Thomas Sankara a été relancée après la chute de Blaise Compaoré, en octobre 2014. Longtemps laissée en sommeil, elle a été relancée par le gouvernement de transition en mars 2015.

Par Boureima DEMBELE
Wakat Séra

Laisser un commentaire