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Demande d’ouverture des archives françaises sur Thomas Sankara : « Que le président François Hollande…ne craigne absolument rien » (Me Sankara)

Pouria Amirshahi, député PS représentant les Français de l’étranger a adressé une lettre à François Hollande pour qu’il ouvre les archives françaises sur Sankara. Pour Me Bénéwendé Sankara avocat de la famille Sankara, cette démarche vient soulager et soutenir la lutte engagée dans la recherche de la vérité. Le résumé de ses propos sur Radio Omega.

Que le président François Hollande…ne craigne absolument rien

« La démarche du député français est une démarche qui vient nous soulager et soutenir la lutte que nous avons engagé dans le cadre de la recherche de la vérité et de la justice dans le cadre de l’assassinat du président Sankara. Il faut vraiment s’en féliciter et l’encourager. Nous ne comprenons pas le silence coupable des autorités françaises surtout que présentement il y a un débat qui se mène dans le cadre des élections françaises. Pourquoi les politiques ne porteraient pas de tels dossiers pour exiger de la justice française toute la lumière pour que la France soit lavée de tout soupçon, pour que la France qui se clame être un pays de droit un pays de liberté, un pays où il y a la justice puisse enfin dire qu’il n’en est rien.  Nous, nous pensons que la démarche de Pouria Amirshahi est vraiment salutaire. Nous souhaitons que le président François Hollande qui est en fin de mandat ne craigne absolument rien et veuille donner une suite ce sera aussi en son honneur

La France… ne peut pas fermer ses archives sur un crime aussi abominable

C’est un plus parce que si le juge burkinabè d’instruction a estimé qu’il fallait faire une commission rogatoire pour demander à la France de lever le secret défense, c’est qu’il a une piste qui le conduit vers la France où certainement des nationaux français ou des autorités françaises ont pu être impliquées. Rappellez-vous qu’au lendemain du coup d’Etat du 15 octobre 1987, qui a vu l’assassinat du président Thomas Sankara et 12 de ses compagnons, si vous repartez en arrière pour voir toute la littérature de l’époque le nom de la France a été cité. Je pense comme Sankara, lui-même l’avait dit, la France un si beau pays, une belle patrie de liberté des droits de l’Homme qui a fait la révolution de 1789 pour offrir à l’humanité les droits de l’Homme et la liberté, ne peut pas fermer ses archives sur un crime aussi abominable encore que l’Afrique et sa jeunesse exigent toute la vérité pour comprendre pourquoi le président Thomas Sankara a été assassiné. Nous aurons aussi dans quelques jours, l’arrivée du président de l’assemblée nationale française peut être ce serait l’occasion de l’interpeller sur la question parce qu’elle n’intéresse pas seulement les Burkinabè mais tous les africains particulièrement la jeunesse africaine veut comprendre. »

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