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Grève ANEB: pitoyable et chaotique selon des étudiants, l’administration reste sur sa décision

5 blessés dont un évacué à l’hôpital Yalgado Ouédraogo, c’est le bilan des troubles suite à la grève de l’association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) mercredi matin. Ces sympathisants de l’ANEB exigent la levée d’une sanction de l’administration universitaire à l’encontre d’un des leurs, Yélino Bahan qui, selon les responsables de l’université avait refusé de répondre à une lettre d’explication à lui adressée suite à une altercation avec un autre étudiant.

Ces sympathisants de l’aneb exige la lavée d’une sanction de l’administration universitaire

Ils étaient une quinzaine d’étudiants, sympathisants de l’ANEB pour la plupart armés de gourdins et de machettes à prendre le contrôle du campus de Zogona.

Ces étudiants menacent et frappent leurs camarades; ils exigent d’eux, l’arrêt de toute activité pédagogiques.

Ils s’en sont pris violemment aux étudiants qui voulaient suivre les cours faisant 5 blessés immédiatement admis au centre médical de l’université. « Nous avons reçu au total 5 blessés. Parmi les 5 il y avait une qui a piqué une crise d’asthme, heureusement elle avait ses produits avec elle nous avons pu la stabiliser. Les 4 autres c’était les blessures, des plaies. Il y a un qui avait reçu en plus de ces blessures un traumatisme au niveau de la hanche. Il a été évacué à Yalgado », a dit Dr Soumaïla Bara, médecin au centre médical de l’université.

Les militants de l’association nationale des étudiants Burkinabè (ANEB) observent un mot d’ordre de grève de 72h à compter du 6 décembre afin d’exiger la levée de la sanction infligée par l’Administration à l’étudiant Yélino Bahan.

L’administration universitaire n’est pas prête à revenir sur sa décision. « C’est une faute qui est très grave. Si vous avez battu quelqu’un on vous sanctionne et vous venez vous battez maintenant tout le peuple qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Nous ne pouvons pas revenir sur la sanction. Nous sommes des éducateurs ? Nous avons voulu éduquer cet élément qui a refusé. Il a même refusé de demander pardon pour son acte », a indiqué Pr Mahamadou Sawadogo, vice-Président chargé des enseignements à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou.

La situation à l’université est pitoyable et chaotique selon plusieurs étudiants. Ils condamnent cet acte de leurs camarades de l’ANEB. « C’est pitoyable. Des gens qui sont censés être des modèles pour la société ce sont eux qui ont de pareils comportements. Ce n’est pas la force physique qui doit prévaloir à l’université, mais la force intellectuelle », a lâché un étudiant.

« Au temple du savoir si ce sont les biceps qui doivent primer sur le cerveau, c’est déplorable », a ajouté un autre.

A plusieurs reprises nous avons tenté de rentrer en contact avec les responsables de la structure syndicale des étudiants, ANEB mais sans suite. Face à l’urgence le ministre de l’Enseignement supérieur a fait une descente à l’université. Il est allé faire le constat lui-même et porter assistance aux blessés. « Force restera à la loi », a rassuré le ministre Maïga.

Lamine Traoré

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