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La mère du journaliste Norbert Zongo a été conduite à sa dernière demeure

Décédée dans la nuit du jeudi 30 novembre au 1er décembre, Augustine Zongo, mère du Journaliste Norbert Zongo assassiné en 1998, a été conduite à sa dernière demeure lundi à Koudougou. Parents et amis de la famille dont Chérif Sy,haut représentant du chef de l’Etat, ont fait le déplacement de Koudougou dire un ultime adieu à Augustine Zongo.
« C’était une dame intègre et rigoureuse sur le travail bien fait ». C’est la phrase qui revenait le plus dans les témoignages de ceux qui ont connu Augustine Zongo.
« Elle nous a inculqué une certaine rigueur dans le travail. Je me rappelle que Norbert Zongo me disait que ce n’est qu’au CM II qu’il a su que la maman ne savait ni lire ni écrire. Pourtant, elle exigeait les cahiers de composition pour apprécier les devoirs à travers les ratures du stylo rouge et se faire une idée d’un mauvais ou bon travail », a révélé Robert Zongo, le frère cadet du journaliste.
La mère du journaliste assassiné s’en est allée sans que justice soit rendue à son fils assassiné en 1998. À propos de cette justice sur le dossier de son fils, Robert estime que « sa mère avait foi en la jeunesse burkinabè et elle sait que cette jeunesse restera mobilisée pour que les assassins soient punis », croit le musicien Smoky qui confie qu’il a eu beaucoup d’estime pour cette dame qui est restée digne.
« Elle peut partir tranquillement parce que les choses commencent à bouger (en référence au mandat d’arrêt lancé contre François Compaoré dans cette affaire). Norbert Zongo a laissé beaucoup d’héritiers qui vont mener le combat jusqu’à ce que justice lui soit rendue », croit le membre du balai citoyen.
Abdoulaye Diallo, coordonnateur du centre de presse Norbert Zongo, affirme qu’il retient d’elle, une maman pleine de dignité et de sagesse.
« Si tu l’as connue, tu comprends pourquoi Norbert Zongo était ce qu’il a été. Elle n’a jamais été d’accord avec ceux qui ont tué et brûlé son fils. Aujourd’hui, on a l’impression que c’est une malédiction qui poursuit ces derniers. Augustine. Zongo a attendu que l’université de Koudougou porte le nom de son fils avant de s’en aller. C’est un symbole », a conclu Abdoulaye Diallo.
La mère du journaliste assassiné en 1998, a poussé son dernier souffle à l’âge de 91 ans, laissant derrière elle 4 enfants (sans Norbert Zongo) et 16 petits-fils.
Sabouna Ouedraogo

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