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« Mon père est venu ici depuis les indépendances », (Burkinabè vivant en Côte d’Ivoire)

A l’occasion du traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, Ange KACOU notre correspondant à Abidjan s’est intéressé à la communauté Burkinabé en Cote d’Ivoire.

« Je suis Mariam Kaboré, d’origine burkinabè née en Côte d’Ivoire, j’ai fait toute mon enfance ici, mes études et je suis installée à Abidjan », comme Mariam, ce sont plusieurs millions de burkinabè qui vivent en Côte d’Ivoire.
Une implantation qui date de la période coloniale. « Je suis à Yopougon ici ça fait longtemps hein ! Pratiquement c’est ici j’ai appris à marcher même. Mon père est venu ici depuis les indépendances », a dit Mohamed Sakandé, chef central de la communauté burkinabè vivant à Yopougon, un quartier situé à l’Ouest de la capitale ivoirienne.
Fortement représentée dans les zones forestières, l’agriculture reste la principale activité de cette population dont la contribution dans l’économie ivoirienne n’est plus à démontrer. Cependant, la crise politico-militaire qu’a connue la Côte d’Ivoire a eu un impact sur la cohésion sociale entre ces deux peuples.
« Nombreux sont partis et ne sont plus revenus. Ceux qui sont revenus ne sont pas nombreux. Nous qui sommes restés ici ça été terrible. Dans la commune ici nous avons beaucoup souffert. Grâce aux autorités qui prônent toujours la paix et la cohésion, tout va bien maintenant », indique M. Sakandé.
Conscient de la nécessité pour les ivoiriens et les burkinabè de vivre ensemble, Mohamed Sakandé lance un appel. « Je prône le vivre-ensemble, l’amour du prochain. Aimons-nous les uns et les autres. Sans la cohésion sociale il n’y a pas de vie », affirme le chef central de la communauté burkinabè vivant à Yopougon
Les liens historiques entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso doivent être préservés et le Traité d’amitié et de coopération entre ces deux pays est un outil majeur dans la préservation de ces acquis.

Ange Kakou, Correspondant

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