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Nomination Ambassadeur du Burkina en Éthiopie : pas de refoulement selon la DCPM,amateurisme selon le SAMAE

Le 14 juin 2017, le Conseil des ministres en sa séance ordinaire, procédait en la personne de Madina Ganou Diaby Kassamba à la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, Représentant Permanent auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des nations-unies pour l’Afrique.

Des informations font état du refoulement de cette dernière lors de sa prise de contact à Addis Abeba. Il n’en est rien, affirme la direction de la communication du ministère des Affaires étrangères qui rassure que : «l’Ambassadeur n’a jamais été l’objet d’un quelconque refoulement.»

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le ministère reconnaît que, pour ce cas-ci, « des difficultés de coordination entre les autorités burkinabè et éthiopiennes ont été constatées ».

«A la suite de cela, le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Burkinabè de l’Extérieur, dans le cadre du respect des prescriptions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, et après une concertation au sein du Conseil de cabinet du jeudi 26 octobre 2017 a décidé du retour de l’ambassadeur GANOU avant une régularisation définitive de sa situation. C’est ainsi que, partie le 10 octobre 2017 à Addis-Abeba, l’intéressée a choisi elle-même la date du 08 novembre 2017 pour regagner Ouagadougou» explique le communiqué qui rassure du respect des procédures pour la nomination des Ambassadeurs. Il en veut pour preuve la nomination de plusieurs ambassadeurs au cours de l’année 2017, notamment au Canada, au Danemark, à Taïwan, au Ghana, au Sénégal, en Suisse, au Japon, et en Egypte, ‘‘sans que des difficultés n’aient été signalées’’.

Pour le Syndicat Autonome des Agents du Ministère des Affaires Étrangères (SAMAE), cette nomination n’a pas respecté les règles et procédures prévues par la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.

« Une telle maladresse est la traduction d’une imprudence et d’une négligence des usages et coutumes en la matière de la part de toutes les personnes impliquées et singulièrement du premier responsable du département censé incarner ces principes et valeurs protocolaires.

Elle révèle en outre la non implication des professionnels de la diplomatie dans la gestion de cette nomination et dans le traitement de certains dossiers spécifiques. Sinon, comment est-il concevable que l’agrément n’ait pas constitué le fond de dossier pour la nomination de l’ambassadeur en Conseil des ministres ?», souligne le syndicat dans le communiqué qu’il a lui aussi produit.

Dénonçant une pléthore du personnel non essentiel au sein des Missions diplomatiques et postes consulaires et l’insuffisance des ressources allouées au fonctionnement des ambassades et des consulats, le SAMAE tire à boulets rouges sur la gestion du ministère par Alpha Barry qui serait selon eux, aux antipodes des principes élémentaires de la déontologie administrative.

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