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Discrimination à l’égard des femmes : Le CIFDHA outille les parlementaires pour son élimination

Du 10 au 12 janvier le Centre d’Information et de Formation sur les Droits humains en Afrique organise à l’intention d’une trentaine de députés de l’Assemblée nationale un atelier de formation et de plaidoyer sur les observations finales du rapport périodique du Burkina sur la question.

L’objectif de cet atelier est d’accompagner la mise en œuvre des recommandations du comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes.

À travers son 7e rapport périodique, le Burkina Faso a démontré qu’il est engagé à éliminer toute discrimination à l’endroit des femmes. Des avancées ont été constatées, notamment au niveau de la législation, mais des difficultés subsistent et le comité a fait des recommandations

« Pour faciliter le travail de mise en œuvre de ces recommandations, il importe de diffuser les observations finales auprès des différents acteurs, et en particulier des parlementaires de telle sorte qu’ils comprennent les sujets de préoccupation qui ont été soulevées par le comité CEDEF et les actions que ces parlementaires peuvent prendre au-delà de toute considération partisane pour faire avancer la cause des droits des femmes au Burkina », a justifié le président du centre, Urbain Yameogo.

Pour ce faire, les députés auront droit à des présentations d’experts sur la convention CEDEF, le rapport périodique de l’Etat burkinabè et la contribution de la société civile. Il y aura aussi des échanges sur des thématiques spécifiques qui touchent aux droits des femmes tels que l’autonomisation économique des femmes, leur engagement en politique, et « l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales ».

Selon. Urbain Yameogo, un accent sera mis aussi sur les pratiques traditionnelles néfastes au détriment des femmes : « la question des mutilations génitales féminines encore appelée excision, les mariages forcés ou précoces, le lévirat, le sororat, les questions d’héritage, et ainsi de suite ». Des questions qui reviennent dans les rapports du comité des nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), du comité des droits humains, et du comité sur les droits économiques, sociaux et culturels, selon le président du CIFDHA.

Abdoul Fhatave TIEMTORE

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