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Produits de grande consommation : de nouveaux prix-plafonds pour éviter l’inflation suite au déficit céréalier

Les membres du Cadre de concertation tripartite (CCT) se sont retrouvés lundi 04 décembre à Ouagadougou à la faveur de la 10e session ordinaire du CCT. Ensemble (Gouvernement, Secteur privé et société civile), ils ont examiné, discuté et arrêté les prix-plafonds (à ne pas dépasser) des produits de grandes consommations pour protéger le consommateur, lutter contre la vie chère et la surenchère de ces produits.

Les prix qui en ressortent sont :
– Le riz 25% brisure : 16 000 FCFA, le sac de 50 Kg,
– Le maïs et le sorgho : 15 500 FCFA le sac de 100 Kg ;
– Le petit mil : 19 000 FCFA le sac de 100 Kg ;
– L’huile alimentaire : 825 FCFA le litre soit 16 500 FCFA le bidon de 20 litres ;
– Le sucre granulé : 600 FCFA le Kg ;
– Le sucre en morceaux : 750 FCFA le Kg ;
– Le savon SN Citec n°1 : 260 FCFA ;
– Le savon SN Citec n°2 : 365 FCFA
– La baguette de pain de 180g et 200g à respectivement 130 FCFA et
150 FCFA.
– Le ciment CPJ : 5 000 FCFA le sac, soit 100 000 FCFA la tonne.

Cette 10e session a été mise à profit par les participants pour procéder à la revue des prix fixés lors du dernier CCT, d’adopter les mesures à prendre pour éviter la hausse exagérée des prix des céréales et d’examiner les prix des décodeurs TNT et leur introduction dans la liste des produits soumis à règlementation. Un déficit céréalier a été enregistré au terme de la présente campagne agricole. Au cours des mois à venir, une hausse des prix des céréales n’est pas exclue. C’est pourquoi, selon le ministre du commerce, Stéphane Sanou il est nécessaire de juguler les prix afin d’éviter que le consommateur ne souffre. Très attaché à la stricte application de ces prix-plafonds, le ministère du commerce a, outre la sensibilisation, procédé à des missions de suivi-contrôle et de sanctions de commerçants indélicats durant cette année. Ces missions ont permis, de l’avis de Stéphane Sanou, d’infliger des sanctions pécuniaires d’un montant de près de 208 milliards de Francs CFA. En plus de la vérification de la conformité des prix, les équipes techniques du ministère du Commerce, lors de leurs missions de suivi-contrôle, s’intéressent aux poids et à la qualité des produits vendus sur la place du marché, tout cela pour le respect des normes mais aussi pour que le consommateur ne soit pas grugé. « Nous ne sommes pas contre le fait que les commerçants fassent des bénéfices, mais que ces bénéfices soient dans l’ordre du raisonnable », a déclaré le ministre du Commerce Stéphane Sanou.

Judith Traoré

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