Home > Société > Santé : La fondation Rama annonce son deuxième congrès panafricain sur les fistules obstétricales

Santé : La fondation Rama annonce son deuxième congrès panafricain sur les fistules obstétricales

La fondation Rama a annoncé ce lundi 25 septembre 2017 son deuxième congrès panafricain sur les fistules obstétricales avec pour thème « fistules obstétricales : les communautés s’engagent pour une réduction significative de ce fléau ». Initié par la Fondation Rama, ce congrès est placé sous le parrainage de Chantal Guérin, présidente de la Fondation canadienne SEMAFO.

Ce congrès vise à aider les femmes victimes de fistules obstétricales et parallèlement conscientiser les communautés sur ce fléau. Ce congrès panafricain sur les fistules obstétricales se tiendra du 28 au 29 septembre 2017 à Ouagadougou.

La fistule obstétricale désigne une brèche de la filière pelvi-génitale. Il s’agit d’une lésion provoquée par l’accouchement qui affecte des milliers de femmes dans le monde chaque année. Elle survient en cas de dystocie (difficulté), après un accouchement long et difficile. Elle entraîne très souvent la mort du bébé et une incontinence chronique chez la mère (pertes d’urines et/ou de selles).

Les fistules obstétricales affectent surtout les Africaines et les Asiatiques car elles sont liées à un accès limité aux soins médicaux. Non traitées, elles peuvent provoquer des infections et des affections rénales, voire le décès. Selon Ramata Kabré, présidente de la fondation Rama, très active dans la lutte contre les fistules obstétricales, de l’excision, des grossesses précoces et de toute autre pathologie qui complique la grossesse, plus de deux millions de femmes souffrent encore de cette maladie dite de la honte dans les pays en développement et plus de 700 nouveaux cas apparaissent chaque année.

« Maladie humiliante », les fistules obstétricales ne sont pas, selon la présidente de la Fondation Rama, une fatalité. Pour preuve, « des femmes atteintes de cette maladie ont été guéries par nos soins », a-t-elle indiqué avant d’ajouter que depuis 2006, plus d’une centaine de femmes ont été soignées et plus de la moitié ont été guéries et réinsérer la société

«Nous cherchons à créer des activités génératrices de revenus pour ces dernières afin qu’elles se sentent plus utiles dans la société », a ajouté Mme Kabré. La prise en charge des malades se fait avec le concours du ministère de la Santé. « Cette prise en charge nous permet de soigner les femmes gratuitement », s’est réjoui la patronne de la Fondation Rama.

Au cours du Congrès, placé sous le parrainage de Chantal Guérin, présidente de la Fondation canadienne SEMAFO, les participants partageront leurs expériences sur la lutte contre les fistules obstétricales ; de nombreux pays d’Afrique, attendues à Ouagadougou.

Ana Kam (stagiaire)

Laisser un commentaire