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Violences à Guénon : Une des victimes appelle le gouvernement à l’aide

Guénon, un village situé à 49 km de Pô, dans la province du Nahouri a connu en 2012 une querelle de chefferie qui opposait la famille des Liliou à celle des Akongba. Cet affrontement s’est soldé par une douzaine de tués essentiellement du côté des Liliou et de leurs alliés. Egalement, des personnes ont été contraintes à l’exil. Ce dimanche 11 octobre 2015, une des victimes de la famille Liliou est venue lancer son cri de cœur à Radio Oméga, dénonçant par la même, la reprise des harcèlements. Son témoignage.

« Vous vous rappelez de ce qui s’est passé dans le Nahouri, à Guénon précisément en 2012. Nos papas ont été tués et nos maisons ont été brûlées. On s’est référé à la justice, la justice les a convoqués (Clan des Akongba, ndlr). On les a amenés, mais il n’y pas eu de jugement. Dernièrement, ils ont trouvé le moyen de libérer deux personnes dont leur chef et celui-là même qui brûlait les maisons sous prétexte qu’il était malade et il narguait les gens.

Le 7 juillet, il est encore allé provoquer un de nos frères. Une bagarre s’en est suivie, le monsieur est tombé et il est décédé. Depuis ce jour, ils ont encore chassé nos parents du village. C’est un nombre qu’on ne peut pas évaluer.

Ecoutez le témoignage ici :

Mais voilà ce qui se passe. Hier (samedi 10 octobre, ndlr), nos parents sont rentrés à Guénon, ils ont passé la nuit sans problème. Ce matin, (dimanche 11 octobre, ndlr), ils sont venus encore les encercler. Ceux qui peuvent courir ont couru. Ils ont enlevé les femmes qui ne pouvaient pas courir, les amener chez leur chef et ils sont en train de les maltraiter.

On a un frère qui nous a envoyé un message pour dire qu’il est entre la vie et la mort. Nous ne l’avons pas vu, on ne sait pas de quoi il souffre.

J’en appelle à toutes les autorités de ce pays. Je leur demande pardon, nous sommes des Burkinabè. Nous ne savons pas où aller. Nous leur demandons pardon, qu’elles prennent cette histoire à bras le corps, parce que nous ne savons pas à quel saint nous vouer. J’appelle le gouvernement, j’appelle tout le monde de nous aider afin qu’une solution rapide soit trouvée ».

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