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Le Gabon va-t-il mettre la main sur Guillaume Soro ?

 La présence du président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro au Gabon va sans nul doute mettre à rude épreuve les relations entre ce pays et ses pays frères  comme le Burkina et la Côte d’Ivoire de même que les deux institutions concernées à savoir Interpol et la Francophonie.

En effet Guillaume Soro, présent sur le sol gabonais au compte de la Francophonie, fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par la justice burkinabè dans la fameuse affaire des écoutes téléphoniques. Et à cet effet, Interpol aurait déjà interpelé le lundi 29 mars 2016 les services du ministère de l’intérieur gabonais en vue de faire appliquer la procédure de justice.  De quoi donc mettre dans de beaux draps Libreville.

Si pour l’instant, les autorités gabonaises ont rassuré le pouvoir ivoirien que tout sera mis en œuvre pour ne pas inquiéter le vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophone Guillaume Soro, cette situation reste tout de même un véritable dilemme auquel doivent faire face les parties prenantes car il est presqu’impossible d’en sortir sans faire de frustrés. Le dénouement du mandat d’amener de la justice française contre le même Soro en est une illustration.

Par ailleurs, il n’est pas à exclure qu’à défaut que les autorités gabonaises ne se décident à faire exécuter le mandat d’arrêt, une intervention de la société civile par exemple ne conduise au scénario  El Béchir en Afrique du Sud. On se rappelle en effet comment celui-ci avait été contraint d’écourter sa visite sous la pression d’organisations de défense des droits de l’homme. C’est donc dire combien il urge d’en finir avec cette affaire tant nul ne sait à quoi elle pourrait conduire.

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