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L’installation du GIGN au Burkina est davantage une source d’insécurité selon le MBDHP

En visite le mardi 15 mars 2016 à Abidjan, le ministre de l’Intérieur français Bernard Cazeneuve a annoncé l’arrivée prochaine des éléments du GIGN, une unité d’élite de la gendarmerie française au Burkina Faso. Pour le MBDHP, cette décision est davantage une source d’insécurité.

Le secrétaire générale du MBDHP Ali Sanou a déploré le fait que le Burkina Faso ait autorisé l’installation du GIGN à Ouagadougou. Pour lui, si la présence militaire française était une garantie de protection des burkinabè contre les attentats terroristes,  l’attaque du 15 janvier 2016 ne serait pas survenus  dans la mesure où il y a depuis plusieurs années un détachement des forces spéciales françaises  dans notre pays.  « Le fait même d’accepter une présence étrangère est une source de danger et d’insécurité pour notre pays et notre peuple » a-t-il ajouté.

Tous les spécialistes s’accordent à dire que la situation sécuritaire dans la sous-région, caractérisée  par la recrudescence  du terrorisme, est due à l’intervention  occidentale en Libye qui a contribué grandement à fragiliser l’Etat libyen.  « Après les attentats au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, Aqmi a dit clairement qu’il en voulait à ceux qui acceptaient des présences militaires  notamment françaises. Cette annonce qui vient d’être faite constitue une source d’insécurité supplémentaire pour notre pays et notre peuple » a-t-il conclu.

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