Home > Tribune Libre  > Situation nationale : Le pouvoir actuel a du mal à répondre aux attentes des populations

Situation nationale : Le pouvoir actuel a du mal à répondre aux attentes des populations

Après cent jours passés à la tête de l’Etat, le président Roch Kaboré et ses collaborateurs peinent encore à convaincre les populations de l’efficacité de leurs mesures. Pourtant les Burkinabè ne demandent que bonne gouvernance et sécurité sociale. Ecoutons l’analyse de Ousmane PARE.

Cent jours ternes, sans faste. Ainsi peut-on qualifier les cent premiers  jours de Roch Kaboré à la tête de l’Etat burkinabè. S’il est vrai que cent jours sont insignifiants dans un quinquennat, il n’en demeure pas moins que les premiers pas sont les plus déterminants dans toute entreprise.  La lenteur dans la nomination du premier ministre de même que le temps mis pour la formation du gouvernement  avaient été perçus et expliqués comme une volonté du président de trouver les perles rares afin de relever haut les mains les défis auxquels il fait face. Mais que ne fut pas la surprise de voir que nombre de ces perles peinent à imprimer leur marque    aux institutions dont elles ont la charge. En dehors donc de quelques mesures dont les programmes d’urgence en vue de résorber le chômage des jeunes  et la gratuité des soins pour une certaine couche sociale, mesure dont l’efficacité reste tributaire du temps,   force est de reconnaitre que le pouvoir actuel a du mal à répondre  convenablement aux attentes des populations. Après vingt-sept ans de népotisme et de gabegie et une insurrection aux allures révolutionnaires, nul besoin de dire que l’urgence est de réconcilier les Burkinabè avec leurs dirigeants à travers des mesures fortes et durables qui garantissent la sécurité sociale et la bonne gouvernance. Pour cela, Roch Kaboré et les siens se doivent d’associer de façon franche et sincère les partenaires sociaux dans la mise en œuvre de leur programme en rendant public le calendrier de mise en œuvre des différents plans d’action. Un contrôle rigoureux et régulier des prix des produits de grande consommation, la lutte contre la corruption, le bannissement des nominations de complaisance, le développement  de l’industrie locale et un retour progressif vers les services sont entre autres les chantiers sur lesquels les dirigeants  actuels doivent se pencher. Seulement rien de tout cela ne sera possible si l’enseignement supérieur continue  d’être le dernier des soucis.

Tu pourrais aussi aimer
« LE BURKINA FASO EST SUR LA BONNE VOIE », (ROCH KABORE)
Diplomatie : Hamidou Touré, l’ambassadeur du Burkina en Ethiopie décédé
Politique : « Il n’appartient pas à Zéphirin Diabré de distribuer des cartons d’insurgés à qui il veut », Boniface Zango du MPP
SPORT : LES ETALONS LOCAUX EN OUZBÉKISTAN POUR UN MATCH AMICAL

1 Réponse

Laisser un commentaire